mardi 19 juillet 2016

Arlette et le décompte

A la fin des années 80, le JT s'ouvrait sur le décompte des jours de détention des otages français au Liban.

C'est l'association d'idée qui m'est venue ce matin en consultant mon téléphone pour la nième fois. "On est toujours sans nouvelles des otages".

Une phrase générique, en quelque sorte. D'une universalité assez pratique. Somme toute.

jeudi 7 juillet 2016

Arlette se croit à Bali

Inutile d'aller brûler des tonnes de kérozène quand d'un coup de pédale 100% durable, on peut aller admirer les fleurs de lotus à l'étang de Fontmerle, et par la même occasion pousser la balade jusqu'à la chapelle notre Dame de Vie sur les traces de Picasso, à Mougins, commune du top 5. (Le top 5 des villes au plus fort taux d'habitants à l'ISF).

Quelques images pour vous faire rêver. Vous pensiez qu'un plan d'eau, c'était...plan? Erreur! Peuplé de lotus, il moutonne et "vallonne".


dimanche 29 mai 2016

Arlette et la fête du Canon

C'est son anniversaire. Il est arrivé un jour de fête des mères. Il y a 10 ans. J'ai pleuré comme une madeleine, en le découvrant. Déjà, parce que je ne m'attendais pas à recevoir un cadeau. Et surtout, parce que c'était la première fois que je recevais un cadeau qui était exactement ce dont je rêvais sans le savoir. Et aussi, parce que je n'imaginais pas mériter un appareil de ce prix-là. Et peut-être aussi, parce qu'au fond de moi, je savais qu'il était trop tard.

Il y a un mois, j'ai feuilleté un tract publicitaire qui en présentait l'équivalent 2016. Un instant, j'ai rêvé. Un instant. Pourtant, je m'étais remise à photographier. J'avais retrouvé le plaisir de le tenir en main et l'envie de conserver des images. Essentiellement des fleurs de mon jardin, des couleurs des feuillages qui se mêlent, des lumières, du ciel, de petites natures mortes involontaires.
Et puis tout s'est éteint brusquement le jour où je me suis résolue à retourner à l'usine. Depuis, plus d'envies. Ou alors, mêlées de larmes. A quoi bon collectionner des images de lieux où on ne vit plus?

Je n'ai jamais été fan de photos de vacances, à part dans les maisons de famille, les endroits qui ne meurent pas une fois qu'on les a quittés. A quoi bon?

Aujourd'hui, c'est à nouveau la fête des mères. C'est l'anniversaire de "la dernière fois où j'ai entendu la voix de V.". Il y a 4 ans. Pour m'insulter et m'intimer l'ordre de laisser une personne nuisible tranquille. Une plaie ouverte qui ne s'est jamais refermée. On ne peut pas se résoudre à "ça". Et là où chez vous, des bambins malicieux vous dégainent leur carte décorée, apportent un plateau de petit déjeuner au lit branlant, surveillé de loin par un adulte disparaissant derrière une brassée de fleurs, moi, j'envoie un texto à mon frère pour lui rappeler que aujourd'hui c'est la fête des mères en France. L'intéressée me dira "il ne m'a pas oubliée, mais je sais bien que c'est toi qui le lui as rappelé, hein?". Je ne répondrai pas. Même avec un rappel, il aurait pu ne pas le faire. Les mères sont solidaires...
Bonne fête. Maman.

lundi 11 avril 2016

Arlette et son butin de Tourette sur Loup

Quand on visite un village touristique, même par un samedi un peu gris, on a envie de rapporter un p'tit quelque chose en souvenir de la balade. Enfin, moi, parfois.

Dans un village comme Tourette, vous pouvez acquérir pour des sommes pas modiques du tout de très magnifiques objets d'art en bois d'olivier, ou des spécialités à base de violette, très très mauves, au point qu'on les dirait fabriquées en Chine, ou bien, ramasser au pied des pots de fleurs, des petits morceaux de succulentes que les nombreux chats visiblement errants du village accrochent au passage. Comme dans les ruelles désertes, on croise plus de jardinières garnies que d'oliviers ou de touffes de violettes, j'ai choisi de jouer la carte de la représentativité.

Et je vous présente mon butin.

Arlette et ses premières patates

J'étais partie pour repiquer un hortensia blanc acheté au supermarché, et qui commençait à flétrir faute de bons soins. En creusant le dernier container visiblement inoccupé, je suis tombée sur une patate. J'avais effectivement tenté une bouture de rosier sur patate, (pourquoi pas, hein?), et je la trouvais drôlement en forme, pour une vieille patate de l'an passé. Puis, une autre, et encore une autre...

Fierté de la mère qui vient de mettre au monde une portée de sextuplés, comme ça, au débotté, alors qu'elle ne s'y attendait pas, j'ai sauté de joie. Mes premières patates!

C'est ça, un jardin. Une somme de bonnes surprises, de la générosité à foison, sans vraiment de contrepartie, et surtout, à des moments où un peu de réconfort gratuit tombe à pic pour combler des trous.
Sans bruit, ni tambour, ni trompette.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, les petites pousses du pot d'à-côté se sont révélées provenir des noyaux plantés là, au cas ou! Vous imaginez? Me voici à la tête d'une douzaine d'arbres fruitiers auto-produits! (ok, le plus dur reste à faire...)
Eh ben, tout ça, ça m'a donné la patate!

Arlette et les pipelettes de Tourette sur Loup

Lors de ma balade dans le vieux village de Tourette, j'ai surpris ces commères de quartier, occupées à colporter des ragots sur leurs contemporains. Facile à repérer, elles sont groupées par deux. un étrange mimétisme les identifie au premier coup d'oeil: posture, couleurs, chaussures...Certaines, plus frileuses, profitent d'une loge déserte pour s'y acagnarder...

samedi 9 avril 2016

vendredi 8 avril 2016

Le temps des weekends au soleil de la Riviera


J'aime bien ce terme désuet de Riviera. Il évoque pour moi la belle époque de "Belle du Seigneur", et des Liaisons Dangereuses version Deneuve et Rupert Everett.
A l'île Blanche, la nature explose de vie, le soleil chauffe à nouveau toute la journée, les enfants se sont baignés pour la première fois ce 5 avril, bref, c'est le moment!

Les prix sont encore doux comme le climat de printemps, profitez-en!

Arlette et la petite vieille qui bavait bruyamment.

Mardi médiathèque de Sophia. J'espérais vaguement un rencart. Je me suis offert le petit luxe de commencer un livre sur place, dans les canapés mis à dispo pour ces moments de recueillement égoïstes, volés à une journée trépidante.
Il y avait ce mec moche avec un gros casque sur la tête, attaché à la borne d'écoute.
Et puis elle est arrivée.
Insignifiante.
Un petit manteau gris clair serré sur sa poitrine. Des cheveux assortis coupés courts. Et ce ton de voix lancinant qui vous détourne de votre lecture tant il est horripilant. Un monologue à l'attention de l'employée chargée d'enregistrer les documents, pas prise d'assaut du tout, fagocitée par cette importune bavassante.
Relent de soupe au chou, de lieux communs déversés sur les têtes d'inconnus qui n'avaient rien demandés, j'enrageait dans mon coin. Quelqu'un va-t-il la faire taire?
Alors, je me suis levée, j'ai marché sur elle, et je lui ai demandé fermement de baisser d'un ton, et de chuchoter. Le monde à l'envers. Elle n'a pas compris, visiblement sourde.
Mais la fille-otage de la banque (d'enregistrement) a trouvé là un prétexte pour se dépêtrer de l'importune, et le niveau est remonté d'un cran dans l'espace Audio-vidéo.

Source photo: Guillaume: https://www.tripalbum.net


Arlette décide de rompre

Parce que toutes les histoires ont une fin. Cette rupture, je ne veux pas la subir, mais en être actrice et l'orchestrer moi-même.

Une semaine que le petit jeune et moi, c'est une affaire qui roule. On s'est lancés dans cette aventure égoïste sur un coup de tête, sans vraiment réfléchir.
ça a été tout feu tout flamme pendant quelques jours. Lui et moi, dans une bulle, idyllique.
Et puis, une première déception. Première lézarde qui laisse augurer. On s'est fait accompagner, par un coach de papier. On a affiché notre histoire aux yeux de tous, sans que personne ne remarque rien.
Et puis, la routine, la conformité et la monotonie ont eu raison. De nous. Insidieusement.
D'abord des petites choses: dîner chacun de son côté, premier signe de rejet, puis des reproches, et le pire, ces non-dits qui empoisonnent silencieusement l'atmosphère, lancinants silences obsédants.
Alors, pour ne pas rentrer plus avant dans la spirale, j'ai décidé de rompre. Solution facile, je l'avoue.
Le déclencheur? Un rêve au goût amer, qui vient de me traverser et me secoue encoure, là, à l'heure où j'écris.
On aura vécu une semaine hors du temps - on fait comme on s'était promis, pas une minute après minuit- (ça c'est pour certains fans qui reconnaîtront les mots d'un grand philosophe populaire qui hantait les scènes des années 80. )
On se sépare avant qu'il ne soit trop tard, comme dit l'expression ridicule. Inutile de le lui annoncer. Il le sait. Il le sent. Et il ne fait rien pour empêcher ça. Rien pour sauver notre histoire.
Dans quelques heures le jour va se lever. J'aurai toute la maîtrise de cette journée pour le tenir au bout d'une ficelle, et décider du moment. Ou pas. Le laisser mariner encore. Ecouter le signal qui viendra du tréfonds de mon dedans. Décider avec quoi je vais lui porter l'estocade.

Un chou-rave, peut-être...


jeudi 31 mars 2016

Arlette au collège

J'étais en train de dégainer ma carte d'identité auprès de l'accueil "z'avez pas fermé bien le portillon" me dit-elle d'une voix dé-savenante. J'ai donc retraversé la cour, pour lui éviter de sortir de sa guérite de surveillance. Est-ce la fonction qui veut qu'à l'accueil on trouve la personne la plus rébarbative de l'établissement?
C'est donc en redescendant "fermer le portillon", que j'ai vu le garage à vélo du collège. Vélo au singulier. Et pour cause.
Pour une ex-malouine, ce fut une vision-choc. Vous vous souvenez du parking à vélosssssss des dunes?
Allez, on va dire qu'ici, la météo ne permet pas qu'on circule en deux roues non-motorisées...

Arlette fait son lit


 Le second lasagne bed de l'île vient de sortir sur terre. J'ai choisi, à mon corps défendant, un coin reculé du jardin, hors de la vue, pour y installer le deuxième lit expérimental. L'intérêt de cette technique, c'est que l'on crée du sol à un endroit aride - il parait que ça marcherait même sur un morceau de trottoir en ville!- avec des matériaux que tout le monde considère comme des déchets.



J'ai suivi à la lettre les prescriptions de "La graine indocile" en alternant les couches de déchets carbonés - ici le carton du broyeur, des branches récupérées au coin du chemin le jour du ramassage des déchets verts, du broyat d'olivier gentiment donné par le voisin lors de ses tailles d'hiver, et les couches azotées, ici la tonte de la pelouse du voisin. Mon seul désespoir c'est de ne pas avoir de "terre" disponible à mettre en couche finale, car notre sol, six ans après le chantier de construction, consiste toujours en une argile verte que seules les carottes sauvages apprécient.


La mise en place de ce lit a requis des efforts non négligeables: débarras de la zone afin de maintenir une possibilité de circulation à brouette entre le mur et le lit, récupération du broyat d'olivier qui jouait le rôle de paillis, et surtout, transport au diable, par une route accidentée (deux chutes qui me laissent les poignets un peu douloureux) des bottes de paille depuis l'étage inférieur. Lorsque nous visitions des terrains pour y construire notre île, nous trouvions fades les terrains plats...la fadeur est pourtant confortable...


Il me faudra donc passer à la jardinerie charger quelques sacs de terreau pour la couche finale, avant de semer, repiquer...

De manière très symbolique, et pour rester en cohérence avec le concept de "permaculture chic" à l'île blanche, j'ai tenu à ce que la première plante repiquée dans le lit d'apparat (celui des étages supérieurs) soit un pied de lys blanc. Que voici:


Et même si je sais que ma paille va choquer les formattés-asptisés, amateurs de souffleur de feuille et de pelouses tondues, je persiste: c'est pas tous les jours qu'on peut donner la vie.






mardi 29 mars 2016

Arlette fille futile

Je joue à être une fiiiille.
Pour l'instant, une main peinturlurée.
Histoire de s'habituer.
Doucement...

lundi 28 mars 2016

Arlette et les voitures de la poste

Je sais que ce sujet ne vous préoccupe pas. Et pourtant. Où vont les voitures de la poste quand les facteurs ont terminé leur tournée? Vous étiez-vous déjà demandé aussi où se garaient les facteurs, alors que vous avez bien du mal, vous, pour 5 minutes, à trouver une place libre?
Hé bien Arlette a résolu pour vous le mystère. Les voitures de la poste ont rendez-vous tous les après-midi au cimetière.
C'est comme ça.

Arlette retrouve la vue

Après des mois dans le flou, l'à-peu près, j'ai retrouvé la vue. Et le plaisir de découvrir sur l'écran les images que j'ai vraiment voulues prendre. Celles dans lesquelles j'avais déposé une intention. Je sais, c'est pas clair.



vendredi 25 mars 2016

Arlette, en toute intimité

Epuisée. Epuisée "de partout". Du corps, du dos, de la tête, des bras, des yeux, du coeur. Epuisée comme jamais. Epuisée et seule. Terrible, ça, quand on a des projets pour "exponentielle 2". Je suis cette fourmi qui pousse une graine plus grosse qu'elle, et qu'un gamin un peu cruel renvoie à sa case départ avec un petit bâton en se marrant. Pour la regarder à nouveau s'escrimer à remonter sa pente. Des balles de paille à monter à la brouette sur des pistes défoncées, des arbres à planter dans un sol argileux et tout le reste...
Alors là, dans une semaine, il y a des vacances. Je vais poser Bambin sur un ballot à côté de ma grelinette, et l'écouter m'encourager. M'admirer. Me dire je t'aime maman. S'étonner. On va essayer de venir à bout de nos montagnes en les grignotant petit à petit. Toutes les leçons qu'il a zappées depuis la rentrée. Parce qu'il n'aime pas l'école. Et que l'école ne l'aime pas. Je vais me rassurer en calculant des fractions du reste du reste pour savoir combien de joueurs portent un maillot rayé. Essere Avere et les autres à toutes les personnes. Sans objectif. Sans l'effroyable pendule qui dit "c'est l'heure de". Sans changer 10 fois de chaussures et de fringues dans la journée.
Et on va tenter de se raccommoder.

mercredi 23 mars 2016

La Graine Indocile, cohérents jusqu'au bout des doigts

Au hasard de mes pérégrinations sur youtube, je suis tombée sur les vidéos agroécologistiques de Damien Delarz, de l'association "La Graine Indocile". Un ton d'amateur convaincu, mais surtout sincère, bien documenté, qui se met à la portée de tous, sans niaiserie, une vraie volonté de partager son expérience, et, ce qui ne gâte rien, un climat assez similaire au mien, puisque la Graine indocile se situe dans le Var.

Puisque j'approuve, j'ai commandé des graines chez Damien. Suite à ma commande, (et à mon adhésion à l'association), j'ai reçu un mail de "bienvenue", fixant le cadre de l'adhésion, ce que j'ai trouvé très "pro", puis ma commande de graines.
Et là, vous pouvez constater que les fonds de l'association ne sont pas dilapidés en objets de com inutiles, comme par exemple, des sachets imprimés avec des images. Les noms et les dates sont inscrits à la main. Simple, écologique, rapide, évite les stocks, et donne ce petit côté artisanal - d'aucuns diraient "vintage" et authentique, qu'une boutique parisienne vous ferait payer très très cher...
Et, cerise sur le gâteau, qui clôture un véritable échange commercial éthique, le questionnaire de suivi. Vous êtes un membre dont l'avis et l'expérience comptent et pas juste un simple client, dont on ne se préoccupe plus après encaissement.

Bravo "permaculture agroécologie etc...", Damien Dekarz de la Graine Indocile!

psttt! qu'est-ce que vous attendez pour imiter?

mercredi 9 mars 2016

Permaculture chic, un concept Ile Blanche BnB à Opio-Le Rouret

Vous voici à l'île Blanche, une maison d'hôtes, BnB, au Rouret près d'Opio et Valbonne sur la côte d'azur.
Moi, c'est Blanche. "L'âme" du lieu, à la fois ouvert et intime, mais surtout, qui cristallise tout ce que j'ai envie de partager avec vous... Séjourner à l'île Blanche, c'est une expérience qui devrait vous voir partir un peu transformé, avec des rêves plein la tête.
Permaculture & Agroécologie sont mes préoccupations du moment. Par bonheur, dans la mouvance de ce retour au "vrai", chacun peut trouver sa place et son style et il n'y a pas de tenue imposée!
Si j'ai adoré la formation dispensée par Eric Escoffier, l'an passé en juillet à Carros, je ne me vois pas tout à coup marcher pieds nus, vêtue d'un genre de paréo ethnique et orange, (ou pire: un sarrouel douteux) et troquer ma petite fiat 500 contre un combi Volkwagen, même si ces derniers reviennent en force chez les bobos...à condition d'être très vintage.

La permaculture hirsute, limite crade, "c'est pas mon kif". Et puis, dans le jardin d'un BnB, on ne laisse pas des chats et des poules en liberté, et les cultures intelligentes et économes en eau peuvent très bien être paysagées, pour le bonheur des yeux et des papilles.

Je veux que vous puissiez cueillir des fraises encore couvertes de rosée au pied d'un superbe rosier anglais, déguster des tomates en traversant le jardin pour vous rendre à la piscine, que le regard accroche une pièce d'éditeur (ah! ma DLM et ma future DAW...), et que comme Nathalie M, vous repartiez dans votre Bretagne avec les plans de votre terrasse en bois et du salon de jardin en palettes que vous avez dessinés en vous inspirant des lieux...

Alors, prêts pour l'aventure de la permaculture chic?

dimanche 14 février 2016

Arlette s’offre un petit jeune pour la St Valentin

Une fois n’est pas coutume. Et puis, je cherchais un cadeau original à me faire, pour cette fête des amoureux. Vous le savez, côté cadeaux, ma vie n’a jamais été un chemin parsemé de pétales de violette. Ou disons que je n’ai pas eu la main heureuse, et donc, pour éviter toute déception, j’ai décidé de prendre les choses en main.

Je n’attends plus, le cœur battant, qu’il se passe un truc extraordinaire - ou tout court-, les jours dits "sensibles", pour encaisser une sale déception, verser des larmes dans mon coin, et ensuite m’auto-affliger. Je ne compte plus le nombre de gâteaux d’anniversaires que j’ai patouillés depuis des années. Le taux de simples "mercis" doit avoisiner les 3,5%. Je ne parle même du taux de retours tant il tend vers zéro. Oui ma bonn'dame, les gens sont ingrats.
Voici planté le décor et l’ambiance de cette St Valentin.

Donc, je me suis tapée un petit jeune. T’es folle ! ça va pas ! à ton âge ! c’est quoi cette lubie ! tu sais que ça peut rendre malade ! que tu risques de devenir accro ! de plus pouvoir t’en passer ! ça peut laisser des séquelles !...

Ben justement. J’ai envie de me libérer de la dictature. Du regard des autres. De la conformité qui contraint. (pas mal celle-là. Juste ce qu'il faut d'allitération, on frise la figure de grand style). J’ai voulu vérifier que j’en étais - encore?-capable. J’ai constaté que ça procurait un bien-être proche de l’extase. Et sans devenir accro ou prosélyte, oui, je remettrais bien ça à l’occasion…tellement c’est agréable.

Evidemment, j’avais préparé mon coup. Choisi une retraite, un cocon bienveillant, où il était entendu que toute critique et jugement étaient exclus. Si vous aussi, ça vous titille, ce point est essentiel. Peut-être que plus tard, avec l’expérience, je pourrai l’envisager dans mes murs, entourés de ceux que je sers au quotidien, mais pour l’instant, il n’y avait que la famille très proche pour accueillir mes frasques sans me décourager. Quelques bonnes copines étaient dans la confidence, ou devrais-je dire complices ? Et puis, j’ai pris mes précautions. Acheté quelques accessoires pour l’occasion… Et voilà. C’est fait. Et je dois dire non sans fierté, que c’était réussi. J’ai une pêche comme rarement depuis pas mal de temps !

Se taper un petit jeune en cadeau de St Valentin, c’est simple, (un peu osé), très abordable, et surtout hautement gratifiant.
Et puis expérimenter en avant première cette fameuse réforme de l’orthographe, c’est plutôt reposant. Moins de touches à caresser, pour dire la même chose.

Foncez !