Le premier roman de "l'Amélie". Compatible avec le Tom-tom qui vous guide à travers les rues de Nice.
Un texte très nothombien, comme d'hab, avec un héros obnubilé par la bouffe, comme d'hab, et curieusement assez long.
J'ai retenu de l'entretien avec l'auteurE (comme je déteste la féminisation de ce mot, beuark!), qu'elle lisait chaque année "le portrait de Dorian Gray", qu'elle avait lu 100 fois La chartreuse de parme et la Princesse de Clèves.
Au premier abord on pourrait penser que c'est Oscar Wilde qui mène, mais si vous faites le compte...
J'enchaîne avec Gatby le magnifique.
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jeudi 15 janvier 2015
mardi 15 octobre 2013
Arlette achète des livres bizarres au vide-grenier d'Opio
Le Rond-point Coluche. L'école de la Tour à Opio, son vide-grenier annuel. Très sympa, surtout si vous cherchez des équipements pour fille de moins de 8 ans. Nonobstant.
Pendant que Bambin courait à la recherche de trésors pour ses 2€ en piécettes, Fils Aîné et moi-même musardions le long des stands.
Il faut vous dire qu'à la maison, nous avons une lectrice dévoreuse de pages. Elle affectionne particulièrement un genre qui m'est totalement étranger et hermétique: l'Heroic Fantasy. Moi, déjà, la vraie science-fiction agréée, (HG Wells), j'ai du mal, alors, vous imaginez l'HF, courant vampires, dragons et loup-garous...Ce qui fait que nous évoluons dans des univers livresques parallèles, sans risque de télescopage.
Oksa Pollock tome 4 nous a attiré le regard. La lectrice dévoreuse, à la différence de ce que nous essayons de faire émerger dans notre tribu, aime posséder, aligner les kilos de papier imprimé sur des étagères. La sienne étant encore peu garnie, nous avons cédé à la tentation. En discutant avec la vendeuse, nous avons décidé, Fils Aîné et moi, de réaliser un investissement risqué dans d'autres titres, à notre avis, susceptibles de lui plaire. Et en les déposant sur son bureau, je me suis perçue que pour une fois, nous ne nous étions pas complètement trompés. Elle a les 3 premiers tomes.
Bon évidemment, elle pourra le relire en VO.
Pendant que Bambin courait à la recherche de trésors pour ses 2€ en piécettes, Fils Aîné et moi-même musardions le long des stands.
Il faut vous dire qu'à la maison, nous avons une lectrice dévoreuse de pages. Elle affectionne particulièrement un genre qui m'est totalement étranger et hermétique: l'Heroic Fantasy. Moi, déjà, la vraie science-fiction agréée, (HG Wells), j'ai du mal, alors, vous imaginez l'HF, courant vampires, dragons et loup-garous...Ce qui fait que nous évoluons dans des univers livresques parallèles, sans risque de télescopage.
Oksa Pollock tome 4 nous a attiré le regard. La lectrice dévoreuse, à la différence de ce que nous essayons de faire émerger dans notre tribu, aime posséder, aligner les kilos de papier imprimé sur des étagères. La sienne étant encore peu garnie, nous avons cédé à la tentation. En discutant avec la vendeuse, nous avons décidé, Fils Aîné et moi, de réaliser un investissement risqué dans d'autres titres, à notre avis, susceptibles de lui plaire. Et en les déposant sur son bureau, je me suis perçue que pour une fois, nous ne nous étions pas complètement trompés. Elle a les 3 premiers tomes.
Bon évidemment, elle pourra le relire en VO.
dimanche 30 décembre 2012
Arlette à découvert
Arlette a découvert le dernier Harlan Coben. Paru en avril 2012, je suppose que c'est le dernier. En date. Mais le premier d'une nouvelle série dont le héron est Mickey, le neveu de Myron. Myckey est en seconde au lycée, doué au basket, mesure plus 1,90m, bref, un bon produit pour rallier à sa cause la frange des ados, et les amener ensuite à découvrir le reste de la production de l'auteur.
Le duo de choc Myron-Will commençait à s'essouffler. Les personnages secondaires, les deux catcheuses ne suffisaient plus à nous maintenir en haleine. C'est un virage habilement négocié.
Tous les ingrédients d'un bon polar: des secrets enfouis et mystérieux, des méchants, dont un qui n'en est pas un, des filles jolies, et d'autres moches, des gros cons, et en prime, les rapports ado-parents ado-adultes, dans lesquels chacun peut librement s'identifier. Vite lu, vite oublié, mais un bon moment pas bégueule.
Le duo de choc Myron-Will commençait à s'essouffler. Les personnages secondaires, les deux catcheuses ne suffisaient plus à nous maintenir en haleine. C'est un virage habilement négocié.
Tous les ingrédients d'un bon polar: des secrets enfouis et mystérieux, des méchants, dont un qui n'en est pas un, des filles jolies, et d'autres moches, des gros cons, et en prime, les rapports ado-parents ado-adultes, dans lesquels chacun peut librement s'identifier. Vite lu, vite oublié, mais un bon moment pas bégueule.
samedi 29 décembre 2012
Un Roman Français
Je l'ai lu avec circonspection, parce qu'une amie enthousiaste m'y avait poussée. Je l'ai lu aussi parce que Houellebecq fait de la pub de son auteur dans La Carte et le Territoire, que je viens de terminer, m'inscrivant en ceci à contre courant de la tendance, puisqu'il semblerait que la lecture de cette fin d'année soit "cinquantes touches de grey". Enfin, j'ai terminé l'ouvrage parce qu'il "se laisse lire" et que l'auteur a passé les pires heures de sa vie en taule au moment exact où je non-fêtais mes quarante ans.
Et pourtant, à peu de distance du début, l'emploi d'un "dénué" là où un "dépourvu" aurait eu sa place a failli m'arrêter. C'est wikipedia qui nous a sauvés. En affirmant que "dénué" et" dépourvu" étaient interchangeables.
Ce livre m'a fait penser à une chanson de Vincent Delerm mais en plus long. Des listes de noms -pipoles-, de marques, de références aux produits de notre enfance -visiblement nous jouions avec les mêmes jeux, mangions les mêmes choses...-
Quant au titre, je peux affirmer sans rougir que le terme "Roman" est ici usurpé. Ce texte est tout sauf un roman. La forme connue la plus proche serait "compte rendu d'interview pour Marie-Claire dont on aurait effacé les questions". Je ne suis pas fan du personnage "Beigbeder", blazer-jean-chemise-blanche-cheveux-longs-barbe-savamment-troisjouresque. Moi, mon truc, c'est plutôt les gens vrais, et (oui!) un peu bruts. Mal dégrossis de l'extérieur. Pas les onctueux. Là dedans, il nous explique comme quoi il est très sensible, que ce bouquin, c'est sa psychothérapie à lui, que tout ça, le divorce de ses parents, il était moche et timide, il l'est toujours, et cette garde à vue de 36h lui a changé la vie...J'ai un peu de mal. Rigidité blonde sans "f", certainement. Intransigeance sûrement. Pourquoi cette insistance à enfoncer le clou sur "je descends de la vieille noblesse française et de la bourgeoisie réunies"? Pour cacher un truc pas très bien assumé?
Pour conclure, c'est agréable à lire, ça ne laisse pas de souvenir impérissable, et en y retravaillant, il pourrait en tirer quelque chose qui pourrait tenir en 100 pages, et qui atteindrait un peu plus de profondeur. Avec moins de poudre. Aux yeux.
Et c'est pas tout ça, mais là, je passe à un truc beaucoup plus sérieux, parce que dans deux jours, c'est le dernier. Jour.
Et pourtant, à peu de distance du début, l'emploi d'un "dénué" là où un "dépourvu" aurait eu sa place a failli m'arrêter. C'est wikipedia qui nous a sauvés. En affirmant que "dénué" et" dépourvu" étaient interchangeables.
Ce livre m'a fait penser à une chanson de Vincent Delerm mais en plus long. Des listes de noms -pipoles-, de marques, de références aux produits de notre enfance -visiblement nous jouions avec les mêmes jeux, mangions les mêmes choses...-
Quant au titre, je peux affirmer sans rougir que le terme "Roman" est ici usurpé. Ce texte est tout sauf un roman. La forme connue la plus proche serait "compte rendu d'interview pour Marie-Claire dont on aurait effacé les questions". Je ne suis pas fan du personnage "Beigbeder", blazer-jean-chemise-blanche-cheveux-longs-barbe-savamment-troisjouresque. Moi, mon truc, c'est plutôt les gens vrais, et (oui!) un peu bruts. Mal dégrossis de l'extérieur. Pas les onctueux. Là dedans, il nous explique comme quoi il est très sensible, que ce bouquin, c'est sa psychothérapie à lui, que tout ça, le divorce de ses parents, il était moche et timide, il l'est toujours, et cette garde à vue de 36h lui a changé la vie...J'ai un peu de mal. Rigidité blonde sans "f", certainement. Intransigeance sûrement. Pourquoi cette insistance à enfoncer le clou sur "je descends de la vieille noblesse française et de la bourgeoisie réunies"? Pour cacher un truc pas très bien assumé?
Pour conclure, c'est agréable à lire, ça ne laisse pas de souvenir impérissable, et en y retravaillant, il pourrait en tirer quelque chose qui pourrait tenir en 100 pages, et qui atteindrait un peu plus de profondeur. Avec moins de poudre. Aux yeux.
Et c'est pas tout ça, mais là, je passe à un truc beaucoup plus sérieux, parce que dans deux jours, c'est le dernier. Jour.
mercredi 26 décembre 2012
Chagall en Russie
Oui, Chagall. Vitebsk, la chèvre, les mariés qui volent, le violon etc...Par Sfar. Avec son graphisme tremblotant, ses personnages remplis d'une énergie, d'une virilité qui frise l'indécence, et ses textes, véritables puits de mine de termes juifs, mais sans les astérisques qui renvoient aux définitions en bas de page.
La lettre qui...d'Harold Fry...le mardi
Un titre à rallonge (qui n'est pas sans rappeler les éplucheurs de patates). Une couv très anglaise. Et un sujet un peu bizarre - un vieux qui décide de marcher, il n'en fallait pas plus pour que je tende le bras, et que hop! J'aime cette écriture -traduite- détachée. Ces petites descriptions, ces réflexions, peut-être typiquement britanniques, qui plantent en quelques mots une ambiance et un décor. Aussitôt Harold était là, devant moi. Avec toutes ses maladresses, ses rêves, ses aspirations, ses regrets...
Alors, oui, peut-être un livre de plus sur "c'est pas le but qui compte, c'est le chemin", mais efficace. Avec de surcroît, un bon suspens, et des sourires. Des personnages superflus aussi, un parfum de possibilité d'adaptation à l'écran au format d'une série...mais une histoire agréable, bien écrite.
Alors, oui, peut-être un livre de plus sur "c'est pas le but qui compte, c'est le chemin", mais efficace. Avec de surcroît, un bon suspens, et des sourires. Des personnages superflus aussi, un parfum de possibilité d'adaptation à l'écran au format d'une série...mais une histoire agréable, bien écrite.
Remède mortel
Harlan Coben. Un de ses premiers polars. Ecrit il y a 20 ans. Au début de la période SIDA. Le lire maintenant, c'est un peu comme tomber dans sa chambre de jeune fille sur un vieux numéro de Times avec la mort de Rock Hudson en couverture. A l'époque, je ne savais pas qui était Rock Hudson. J'avais consolidé ma culture pipole.
Là dedans, il y a tous les bons ingrédients d'un Coben: un basketteur pro, des nanas ravissantes, une infirmité ou deux, des épouses disparues, des causes à défendre, de la magouille politique, de la castagne, du suspens, et tout finit bien.
Il y a aussi, de manière très surprenante, pour une française de 2012 à l'esprit ouvert, la stupéfiante découverte de l'épaisse connerie américaine des années 90. Ces homo qui vivent dans la crainte d'être démasqués et que leur carrière s'arrête net, ces collègues de bureau qui regardent leur voisin outé comme un pestiféré ou un détraqué dangereux...Tout ça dans un polar, dont la vocation première est de nous faire battre le coeur un peu plus vite, et pas de nous transmettre le reflet de la société à un instant donné. Expérience intéressante. D'autant que l'auteur n'était pas encore à sec. Ce qui n'est plus le cas maintenant.
Là dedans, il y a tous les bons ingrédients d'un Coben: un basketteur pro, des nanas ravissantes, une infirmité ou deux, des épouses disparues, des causes à défendre, de la magouille politique, de la castagne, du suspens, et tout finit bien.
Il y a aussi, de manière très surprenante, pour une française de 2012 à l'esprit ouvert, la stupéfiante découverte de l'épaisse connerie américaine des années 90. Ces homo qui vivent dans la crainte d'être démasqués et que leur carrière s'arrête net, ces collègues de bureau qui regardent leur voisin outé comme un pestiféré ou un détraqué dangereux...Tout ça dans un polar, dont la vocation première est de nous faire battre le coeur un peu plus vite, et pas de nous transmettre le reflet de la société à un instant donné. Expérience intéressante. D'autant que l'auteur n'était pas encore à sec. Ce qui n'est plus le cas maintenant.
La carte et le Territoire
J'ai enfin lu un Houellebecq. Le dire comme ça, c'est donner beaucoup d'importance à l'auteur, ou accréditer la stratégie de com de sa maison d'édition. Mais comment en parler sinon? Jusqu'à présent, j'avais passé mon chemin, écoeurée par le battage médiatique autour de l'auteur et de ses écrits. La pression étant retombée, le bouquin me tendait les bras sur l'étagère "nouveautés"...
C'est donc avec beaucoup de circonspection que j'ai attaqué la lecture. Je m'attendais à quelque chose qui serait du lévy-version trash, ou alors, un truc poseur et imbitable. En fait, ni l'un ni l'autre.
Il se dégage de ce roman, un calme, qui doit correspondre à la personnalité du peintre. Rien n'est compliqué, passionné. Les choses coulent. Les unes après les autres.
Bien sûr, il y a des trucs bizarres. Cette façon de coller en avant des pipoles, comme si on voulait nous faire aimer ces gens, ou tout au moins, leur accorder du crédit ou de la valeur. Bien sûr, l'auteur se met en avant comme une star incontournable, un personnage à part entière, ce citant, et balançant à tous vents ses patronymes, titres de romans passés - j'attendais même le chiffre de ses ventes, c'est pas venu-, comme si il cherchait à "faire du mot clé", prenant le lecteur pour un moteur de recherche. Quelques opinions personnelles, dont on sent qu'il a voulu les caser à tout prix, sortent par-ci par-là, dans les réflexion d'un personnage créé juste pour l'occasion (Hélène, prof d'économie désabusée), et là, ça frise carrément la maladresse.
Nonobstant, (joli mot, n'est-ce pas? C'est mon "pour autant" à moi) j'aime bien. Ce regard dépassionné. Sans pitié, sans appitoiement, cette distanciation austérienne, ces réflexions en apparence peu profondes, mais qui traduisent si bien le constat de solitude. Houellebecq se présente dans ce bouquin, comme quelqu'un d'attachant tellement il l'est peu.
Quant à la promo, faire la pute pour vendre son bouquin, qui irait le lui reprocher? Après tout, c'est exactement ce que fait tout une chacune en se mettant en vitrine sur fb, tweet, pin, et j'en passe. Lui, au moins, il a un produit à monnayer.
Je ne dis pas que je vais me précipiter sur ses ouvrages précédents. Si ils croisent mon chemin, je les ferai enregistrer sur ma carte, et les rendrai avant la date limite. Mais pas plus. Même si je suis quand même curieuse d'en savoir un peu plus sur le bonhomme.
C'est donc avec beaucoup de circonspection que j'ai attaqué la lecture. Je m'attendais à quelque chose qui serait du lévy-version trash, ou alors, un truc poseur et imbitable. En fait, ni l'un ni l'autre.
Il se dégage de ce roman, un calme, qui doit correspondre à la personnalité du peintre. Rien n'est compliqué, passionné. Les choses coulent. Les unes après les autres.
Bien sûr, il y a des trucs bizarres. Cette façon de coller en avant des pipoles, comme si on voulait nous faire aimer ces gens, ou tout au moins, leur accorder du crédit ou de la valeur. Bien sûr, l'auteur se met en avant comme une star incontournable, un personnage à part entière, ce citant, et balançant à tous vents ses patronymes, titres de romans passés - j'attendais même le chiffre de ses ventes, c'est pas venu-, comme si il cherchait à "faire du mot clé", prenant le lecteur pour un moteur de recherche. Quelques opinions personnelles, dont on sent qu'il a voulu les caser à tout prix, sortent par-ci par-là, dans les réflexion d'un personnage créé juste pour l'occasion (Hélène, prof d'économie désabusée), et là, ça frise carrément la maladresse.
Nonobstant, (joli mot, n'est-ce pas? C'est mon "pour autant" à moi) j'aime bien. Ce regard dépassionné. Sans pitié, sans appitoiement, cette distanciation austérienne, ces réflexions en apparence peu profondes, mais qui traduisent si bien le constat de solitude. Houellebecq se présente dans ce bouquin, comme quelqu'un d'attachant tellement il l'est peu.
Quant à la promo, faire la pute pour vendre son bouquin, qui irait le lui reprocher? Après tout, c'est exactement ce que fait tout une chacune en se mettant en vitrine sur fb, tweet, pin, et j'en passe. Lui, au moins, il a un produit à monnayer.
Je ne dis pas que je vais me précipiter sur ses ouvrages précédents. Si ils croisent mon chemin, je les ferai enregistrer sur ma carte, et les rendrai avant la date limite. Mais pas plus. Même si je suis quand même curieuse d'en savoir un peu plus sur le bonhomme.
vendredi 14 décembre 2012
Arlette, un petit café sexy à Sophia
Une fille seule, un café, un téléphone désormais vintage, pour se la péter, "je l'avais dès le début
Jusqu'à ce qu'elle sorte la boîte de mouchoirs.
jeudi 29 novembre 2012
Frank Thilliez: ce que lisent les ados...
Elle adore Frank Thilliez. Alors, hop! Mouflette, voici de quoi te régaler le weekend prochain. Et promis, je ne te le piquerai pas!
En Ka-deau, un titre qui ressemble à une déclinaison russe. Ressemble.
En Ka-deau, un titre qui ressemble à une déclinaison russe. Ressemble.
vendredi 2 novembre 2012
Quand souffle le vent du Nord
A la poursuite de l'exploration des auteurs suédois. Un mail faussement dirigé, début d'une relation épistolairo-amoureuse entre un homme et une femme...mariée. Ou comment on peut tomber amoureux d'un mail-friend. Parce que ses mots nous parlent. Parce qu'on se parle. Enfin. Parce que les codes habituels sont renversés. Parce qu'on se comprend avant de s'évaluer visuellement. Parce qu'on a tous ou toutes peut-être, un jour, vécu ça. Parce que, maintenant, on se rencontre de manière virtuelle. Parce qu'il n'y a plus de bals, le samedi soir.
Dans mon mange disque. Dans le pad, en épluchant les patates. Sur le nifon, en montant une mousse de fruits rouges. Dans le Bose, le soir où IL a fait la gueule...
Dans mon mange disque. Dans le pad, en épluchant les patates. Sur le nifon, en montant une mousse de fruits rouges. Dans le Bose, le soir où IL a fait la gueule...
vendredi 26 octobre 2012
Lire Platon à haute voix sur la 202
C'était dimanche. L'anniversaire de papa. On a décidé d'aller lui rendre visite. Juste Gauthier et moi, ses "morceaux". Amoureux de ce petit coin de montagne, de ces vieilles pierres un peu rudes, et de ce paysage juste troublé par la camionnette du facteur, chaque matin.
Gauthier conduisait. Sur la 202. Il voulait que je lui lise Phèdre à haute voix. Avec explications. Reprends au début du discours de Lysias. C'est étrange, le plaisir partagé de la lecture à haute voix. Sourcils froncés de part et d'autre pour mieux comprendre certains passages obscurs. La divine philosophie. Pourquoi il vaut mieux choisir ses "amis" parmi les hommes qui ne sont pas atteints de cette folie, cette maladie, qui leur fait perdre la raison: les amoureux.
Et c'est vrai. A bien y regarder, on s'éviterait bien des emmerdements si on écoutait Lysias.
Mais on partagerait pas une pizza sur la place de Touet sur Var. Assis sur une marche sous la vigne. En regardant les fesses du monsieur qui faisait son jardin dans la restanque du dessous.
Gauthier conduisait. Sur la 202. Il voulait que je lui lise Phèdre à haute voix. Avec explications. Reprends au début du discours de Lysias. C'est étrange, le plaisir partagé de la lecture à haute voix. Sourcils froncés de part et d'autre pour mieux comprendre certains passages obscurs. La divine philosophie. Pourquoi il vaut mieux choisir ses "amis" parmi les hommes qui ne sont pas atteints de cette folie, cette maladie, qui leur fait perdre la raison: les amoureux.
Et c'est vrai. A bien y regarder, on s'éviterait bien des emmerdements si on écoutait Lysias.
Mais on partagerait pas une pizza sur la place de Touet sur Var. Assis sur une marche sous la vigne. En regardant les fesses du monsieur qui faisait son jardin dans la restanque du dessous.
La liste de mes envies
Alors, j'ai commencé à glisser des CD dans mon mange disque. Parallèlement, je me suis abonnée à la médiathèque de Mouans Sartoux. MS, c'est une ville de gauche dans la banlieue de Grasse. Il y a des skate-parcs en ville, du béton, des HLM et des écoles "en barre" des années 70. Un marché et une population "bigarrée", devant le PMU. Un genre de St Pol sur Mer grassois. La médiathèque est donc "tenue" par des intellos de gauche, lecteurs de Télérama et bien pire, qui investissent dans l'intégrale de Rohmer en DVD plutôt que dans Police Académy 18. La médiathèque n'est jamais prise d'assaut par le public, comme c'est le cas à Sophia. On y croise des "séniors", des femmes entre deux âges, grises et mal fringuées, et des enfants qui viennent y jouer à Counterstrike, dans la salle multimédia. Des messieurs aux cheveux blancs qui lisent le journal.
Alors, je me régale. Sur le rayon des nouveautés, j'ai englouti le dernier Roamin Sardou, numéro 2 de la Saga "Je découvre l'Amérique". J'attends le 3 avec impatience pour pouvoir faire le joint avec "Autant en emporte le vent". J'y ai trouvé aussi "le" Angot de la rentrée. La tranche de jambon sur la lunette des WC. Des manuels de jardinage qui me font rêver. Bref, tout ce que j'aime.
Et des "audiolib" flambant neufs. Ha, bien sûr, il y a du musso-lévy-steel. Faut quand même pas oublier qu'on est pas qu'entre-soi. Mais Aussi des auteurs suédois, et Grégoire Delacourt. De Valenciennes.
Jocelyne est mercière à Arras. Elle a pas eu de chance Jocelyne. Elle a perdu sa maman sous ses yeux à 17 ans, et son papa est bloqué sur des boucles de 6 minutes depuis qu'elle en a 19. Des ans. Son premier "mec", c'était Jocelyn. Elle est tombée enceinte, l'a épousée, et puis s'y est habituée. Ils ont eu deux enfants, et un bébé mort-né. Qui leur a fait beaucoup de mal. A tous les deux. Jocelyn rêve d'une Porsche Cayenne et d'un grand écran plat avec tous les James Bond. Jocelyne a deux copines, des jumelles qui tiennent le salon d'esthétique et qui jouent au loto. Elles forcent Jocelyne à jouer au "Romillion", et cette dernière gagne 18 millions. Elle hésite, va chercher son chèque incognito, et se contente de le cacher dans une chaussure, en établissant les listes de tout ce qu'elle pourrait gagner et perdre à cause de cet argent. Un jour, Jocelyn disparait. Il a emporté le chèque, l'a encaissé à son nom. Jocelyne quitte Arras. Elle va se réfugier à Nice. Parce que quand on est malheureux, blessé, qu'on est forcé -ou qu'on choisit- de commencer une vie nouvelle, on va forcément là où la vie est douce. ça aide.
Un roman où il est question d'Arras, de Belle du Seigneur, d'un blog de 10 doigts d'or, de la plage de Nice, d'argent. D'envies. Et d'amour. Aussi.
vendredi 21 septembre 2012
Arlette, Catherine et Françoise
Une autre façon de lire: avec les oreilles. Pendant tous ces moments où on ne téléphone pas, où on a les mains occupées...et aussi pour se reposer les yeux, et goûter au plaisir sensuel de la voix.
Balade dans les collines, trajets en bus ou en voiture, séances de repassage (certaines repassent, même si c'est un peu dépassé, l'impeccabilité du pli a encore des adeptes!)...
Bien sûr il y a la radio. Les chansons que l'on écoute en se disant "bof, pas terrible", les émissions qu'on prend en vol et qu'on arrête avant la fin.
Et puis, il y a le livre CD.
En ce moment, dans le mange-disque de ma souris, Charly 9 de Jean Teulé. Le moustique de 9 ans, encore un peu endormi apprécie. L'adepte de foun-sky (non, s'il te plait, là, à 7h20, c'est pas possible, tant de débilités à la minute!) avait repéré "on remet au chapitre 14". Un petit rappel de St Barthélémy le matin avant l'école...
Deneuve, dans bonjour Tristesse, c'est délectable. Souvent on se dit "livre audio, c'est pour les vieux. Les-qui-savent-pas-lire". Pas obligé d'emprunter de la daube en CD (ML sort de ce disque). Il y a des tas de choses remarquables à côté desquelles il serait dommage de
lundi 17 septembre 2012
Deux Rohmer sinon rien
Rohmer, le test ultime. J'ai approché le sujet, avec Pauline à la plage. Il a dit oui. D'abord intrigué, puis finalement séduit. Au point d'enchaîner avec La collectionneuse. Le lendemain, on est montés d'un cran: Ma nuit chez Maud. En noir et blanc. Tourné l'hiver 69 à Clermont Ferrand.
Si ça c'est pas d'l'amour...
Si ça c'est pas d'l'amour...
mercredi 12 septembre 2012
Une semaine de vacances
Si vous n'avez jamais lu Christine Angot, voici un petit aperçu. Ca pourrait ressembler à Catherine Millet. A première vue. Ou à Lolita. Mais non. On remarquera la largeur des marges. Serait-ce un texte "ticket de métro", pour mieux coller au sujet? Ou bien faut-il trouver des astuces afin de dépasser les 130 pages et facturer l'objet 14€?
jeudi 30 août 2012
Arlette et Blanche
Il figurait sur la liste des oeuvres obligatoires pour la 1ère OIB. Sais pas pourquoi, mais Tennessee m'a toujours fascinée. Déjà, à Malo, dans ma cave du 19 rue Foch, avec un groupe d'amis, on répétait "la nuit de l'iguane". Une pièce bizarre avec une fille prénommée Maxine, et cette réplique inoubliable "la chair de l'iguane ressemble fort à celle du poulet".
Rien à voir avec la chanson de Johnny. Moi, j'ai rien de lui. Aucune attirance homo, pas de pipe à la bouche sur une véranda avec moustiquaire. Mais j'aime ses ambiances et ses personnages.
Tout au long de la lecture de cette pièce, c'est le physique de Scarlett qui m'a hanté. Sa préciosité et ses fêlures. Un petit quelque chose de "the little yaya sisterhood". La chaleur stagnante. Les bottles of liquor non prohibées. Cette animalité latente. Les contrastes. La folie dans laquelle on s'enfonce, tout doucement, insidieusement.
Difficile de ne pas penser à des proches...plus ou moins lointains.
Arlette et Blanche. Pas Arlette est Blanche.
Rien à voir avec la chanson de Johnny. Moi, j'ai rien de lui. Aucune attirance homo, pas de pipe à la bouche sur une véranda avec moustiquaire. Mais j'aime ses ambiances et ses personnages.
Tout au long de la lecture de cette pièce, c'est le physique de Scarlett qui m'a hanté. Sa préciosité et ses fêlures. Un petit quelque chose de "the little yaya sisterhood". La chaleur stagnante. Les bottles of liquor non prohibées. Cette animalité latente. Les contrastes. La folie dans laquelle on s'enfonce, tout doucement, insidieusement.
Difficile de ne pas penser à des proches...plus ou moins lointains.
Arlette et Blanche. Pas Arlette est Blanche.
Arlette confesse un penchant pour Romain Sardou
Fils de Michel - les lacs du Connemara-, petit fils de Jackie - elle est fraîche ma morue-, et de Fernand, ah! Fernand, ce fil-là a choisi d'écrire, et il s'en sort bien. Même si je rougis devant la couv, j'assume et ne boude pas mon plaisir. America, le début d'une saga (Arlette, tu réalises? Une saga, avec plusieurs tomes?), nous emmène dans des histoires d'Irlandais catholiques pourchassés et contraints de fuir, de création de colonies, bref, dans le décor qui verra naître Scarlett.
Et puis, dans ces temps mélancoliques de rentrée des classes, de feuilles déjà mortes sur la place de Valbonne, se changer les idées par une bonne aventure au delà des mers, ça permet d'oublier que dimanche, il faudra affronter à nouveau une séparation.
Et puis, dans ces temps mélancoliques de rentrée des classes, de feuilles déjà mortes sur la place de Valbonne, se changer les idées par une bonne aventure au delà des mers, ça permet d'oublier que dimanche, il faudra affronter à nouveau une séparation.
mardi 15 mai 2012
Rien ne s'oppose à la nuit
Déjà cette photo de couverture, magnifique. Puis le choix du titre, sur les lèvres de tou(te)s les quarantenaires. Le sujet: "ma mère bipolaire". Moi qui habituellement déteste les biographies, et ne jure que par les atmosphères crées par un certain style d'écriture, de loosers abîmés, j'ai aimé. Magnétisme de la photo, allers-retours incessants entre l'image et le texte, hésitations de l'auteur, qui raconte, mais ne sait pas où se situe la vérité, chaque regard étant différent, et cette certitude qu'il est impossible de dire que l'on connaît quelqu'un. Tous ceux qui ont la chance d'avoir une mère se sentiront forcément concerné(e)s. Voir plus.
jeudi 23 février 2012
Tom, petit homme, opus rafraîchissant
Barbara Constantine est une dame qui rit à bouche ouverte. Elle paraît grande et anguleuse. Elle écrit des romans bleu, vert, ou mauve, au look sympathique. Entre Cosette et Zazie dans le métro, on sautille derrière le vélo rapiécé de petit Tom, Huccleberry-fake qui chourave des patates et des carottes chez Peter Mayle, et se fait des amis qui s'avèrent par un heureux hasard être son père (jusqu'alors inconnu) et son arrière grand-mère. Il y a quand même beaucoup de "merde-putain-fait-chier-le-con" dans la bouche des adultes de ce livre. Mais c'est gai et positif.
ça donne quand même pas envie de vivre dans un mobil-home avec une poule.
ça donne quand même pas envie de vivre dans un mobil-home avec une poule.
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