vendredi 11 juillet 2014

Arlette et le positivisme de Madame L'Archi. Part 3


Cela se passe sur Facebook. Le réseau qui a remplacé les bons vieux blogs. Pourtant, moi, j'aimais bien mon blog. 5 années d'Arlette à Malo, fermé pour prévenir la malfaisance, puis 2 ans d'Arlette Malo, la même mais différente.
Et puis, me rvlà. 
Avec les défis positifs de Madame l'Archi.
3 trucs par jour, pendant 5 jours (matin midi et soir?).

Aujourd'hui. J'ai enfin pu déjeuner vers 16h30. Du poisson décongelé sans goût, des carottes courgettes trop cuites qui trempaient dans leur eau de cuisson depuis 24h, et le riz semi complet de la semaine.
Le tout, sur la nappe à pois toute neuve reçu ce day, et dans une assiette du service de mariage. Ya plus de mariage, mais il reste le service. Certaines assiettes ont la vie dure.
Et la coupette de ma grand-mère, celle qui fait penser aux vins d'honneur des noces de campagne. 

mardi 3 décembre 2013

Une déclaration

Une déclaration d'amour. Une vraie.
Au milieu du CTL, notre lingerie.
ce 2 décembre au soir.
Pas de genoux en terre. Juste une conviction terrible et des mots très percutants.
NOUS.

mardi 19 novembre 2013

Arlette et son Bambin, 7 ans plus tard

Il devait avoir deux ans. C'était le plus merveilleux des Bambins. Des boucles d'ange, des yeux magnifiques, un sourire à faire fondre. Et une passion pour les claviers de laptop.
Il a retrouvé tout cela. Les boucles, les yeux pétillants, le sourire franc de l'enfant heureux et serein.
Et la passion pour le clavier du laptop.

A la différence près que cette fois, au lieu d'utiliser ses petits doigts habiles (la pince fine...) pour dépenailler mon clavier (réparation 50€ + immobilisation de la machine), il travaille à réparer.

Comme quoi. Faut jamais désespérer. Les retournements de situation peuvent aussi aller vers le positif!

La vie de David Gale- Alan Parker, Kevin Spacey, Kate Winslet

Un film. Dont on va vous dire qu'il traite surtout de la peine de mort au Texas, du "couloir de la mort" et du militantisme.

Moi, j'ai vu un homme. Dont la vie bascule à partir du moment où une salope sans intérêt et un peu dérangée (pas tranquille dans sa tête, comme on dit dans le coin de Marseille) le piège. La douleur de ne plus revoir son fils le conduit à se suicider au "couloir de la mort". Un suicide qui dure des années, minute après minute.

Moi, j'ai trois fils, et comme David Gale, je souffre d'être privée de l'un d'eux. Des douleurs snipers m'assaillent sans prévenir. Au détour d'une conversation. Dans le sourire de mon Bambin, ses moustaches de lait au chocolat, le matin, sa façon d'enfiler son pull à l'envers. Sur une image aperçue dans un fond d'écran. Une paire de chaussettes qui lui a appartenue. Une marque de gâteaux secs.
On a beau prendre des précautions, faire disparaître les objets "à risque", ne pas prononcer son prénom, rien n'y fait. Les larmes surgissent au moment où on s'y attend le moins. Une aiguille qu'on enfonce dans votre coeur de mère. Celui qui est dimensionné pour aimer inconditionnellement tout ce qui est sorti de votre ventre.


Le point commun avec David Gale, sa vie, son histoire, c'est la haine gratuite et aveugle qui anime certains humains. Qu'ils soient gouverneurs d'un Etat ou pas. Séparer un enfant de sa mère procure-t-il du bonheur, comme envoyer un homme dans le couloir de la mort?

lundi 4 novembre 2013

Les mamans, c'est venu au monde pour ça.

Alexandre Dumas.

Les mamans. On en a écrit, imprimé, des maximes bien pensées sur les mamans. Elles font le bonheur des institutrices en période de fête des mères.
Les mamans sont peut-être les personnes que les enfants font le plus souffrir. Demandez-moi, je sais de quoi je parle.

Les mamans, c'est aussi des coeurs, des yeux, des oreilles, des sixièmes sens qui captent - ou pas- des tas de signaux. Ou des images. Mon grand, ce matin, jean neuf, pull ciel et col blanc sur cheveux propres pas attachés. Alors que je me désespère de les lui voir couper. Si beau.
Des phrases relevées sur le trajet de l'école "L'île Blanche, c'est la plus belle de toutes les maisons que je connais" -Pourquoi? "Parce que j'y habite avec toi".
Les mamans, c'est des brassées d'espoirs. D'inquiétude. D'angoisse.
Les mamans, c'est fragile.
Mais pas toutes.

Instant Shots: travail d'équipe

Mon Bambin, mon mari. Des liens qui se nouent. Une image masculine qui lui donnera, je l'espère, le goût de l'effort, de l'authentique, loin des plaisirs faciles et superficiels.
Tout ce dont un petit homme a besoin pour pousser droit.

mercredi 30 octobre 2013

Leaving Las Vegas six years later

Six ans. C'est le temps qu'il m'a fallu avant de pouvoir le regarder à nouveau. Comme par magie, il faisait partie de la videothèque de Mossieur Arlette. Etrange coïncidence. Tout comme " the big Lebovsky" et " sur la route de M"
Une question demeure. Pourquoi leaving, alors que...

Arlette à la Grande Récré de Cap 3000

Ce matin, expédition achat de jean pour Gauthier au H&M le plus proche. Petit détour par la Grande Récré, histoire de récompenser le petit accompagnant de sa patience. Et bien sûr, c'est le Grand le plus accroc...

Record: on a bouclé l'affaire A/R et achat de pain compris en moins de 2 heures.
Faut dire que chez H&M, ils font tout pour vous faire fuir le plus vite possible.

Arlette joue au Master Mind

C'est les vacances. La semaine passée, Bambin a été occupé avec son alter ego, à construire des stades de Quidditch et des tours de Poudlard. Cette semaine, il fait du 100% maman, et on joue.

Je ne suis pas une joueuse. Les jeux m'emm...sauf si ils ont un objectif pédagogique, ou si c'est "Les aventuriers du Rail".

Mais le Master Mind a une saveur particulière. J'y jouait avec mon grand-père quand j'avais l'âge de mon Bambin. Mon grand-père n'est plus, mais le Master-Mind est toujours là.

Perpétuer la tradition.

mardi 29 octobre 2013

Arlette a adoré Downton Abbey

A force de m'endormir dans les bras de l'inspecteur Columbo, j'avais perdu la curiosité des séries-télé.
Et puis, de recommandations en tu devrais, je suis "tombée" dans Downton Abbey.
Tous les ingrédients -ou presque- pour me séduire. ça manque juste un peu de Colin Firth, de Hugh Laurie et d'Emma Thompson, mais bon, faut bien laisser leur chance aux nouveaux.

Ma préférée? Celle que mon fils-le fan d'Harry Potter- appelle McGonagall. Elle taille, tranche, assassine verbalement, que c'en est un vrai régal.
N'ayant pas le sens de la mesure, j'ai avalé les deux premières saisons en un weekend...et constaté qu'à la redescente sur terre, il se passait un phénomène étrange: toute cette politesse, ces bons sentiments qui dégoulinent de Downton m'avaient pénétrés aussi!
Pour un peu, j'aurais vouvoyé mon mari, et enfilé une tenue de réveillon pour le dîner!

Arlette, le développement durable et la notion d'espace privé. Part 1

Quand je suis arrivée dans les Alpes-Maritimes, j'ai découvert que plus de la moitié des logements étaient fermés une grande partie de l'année. Des volets bien clos, des jardins hebdomadairement entretenus par des cohortes de jardiniers, des piscines qu'un personnel qualifié maintenait prêtes-à-plonger, le tout derrière des portails portant diverses plaques de sociétés de surveillance et d'alarmes.
J'ai posé la question à une amie qui habite un rez-de-chaussée sur mer à Cannes, dans une villa ancienne. "les voisins du dessus ne sont pas trop bruyants?" "ils viennent parfois deux semaines par an, mais je ne les ai pas croisés depuis 2008".
Voilà le profil du département. Des milliers de mètres carrés habitables, aménagés grand confort, fermés plus de 10 mois sur 12.
Quel plaisir, quelle satisfaction retire-t-on de la "possession" de biens dont on ne jouit pas, d'espaces dont on prive les autres? Est-ce de régler les factures, les impôts, les taxes attachées à ces résidences inhabitées qui procure aux propriétaires des moments de bonheur ineffables?

Le premier thème du manuel de géographie des nouveaux lycéens qui arrivent en seconde traite de la problématique suivante: la planète peut-elle absorber l'augmentation de population prévue d'ici à 2050?
La réponse est clairement "non" si on se base sur les projections des démographes et surtout, si on ne change pas nos pratiques. Ce qui permet d'enchaîner sur le grand défi à relever: celui du développement durable.

Comment expliquer le développement durable à des enfants qui disposent chacun d'une chambre très spacieuse, avec terrasse et salle de bain privée, d'une herbe toujours verte et parfaitement tondue, et d'une eau toujours bleue pour se rafraîchir si ils ont séjourné trop longtemps loin de la clim?
Comment les préparer à cet avenir où leur survie dépendra de leur capacité à partager ?
Partager l'espace de vie, partager les ressources, partager les jouets, les parkings, les moyens de transport...quand ils ne pensent qu'à accumuler, à posséder pour eux seuls, à mettre leur nom sur une porte de chambre, sur un objet, un livre, un compte?

Comment leur faire expérimenter le plaisir, le bonheur de partager, de prêter, et abandonner l'idée d'exercer un pouvoir quelconque sur les autres par la possession des objets?

Certains sont dotés de parents intelligents, qui ont mis en place au sein de leur famille des pratiques de partage des espaces et des objets qui permettent à chacun d'augmenter son niveau de confort sans priver l'autre.
D'autres n'ont pas cette chance. Ils regarderont derrière la vitrine le jouet qui appartient au frère ou à la soeur, et dont ils ne peuvent pas se servir. Parce que dessus, il y a un autre nom écrit.

Le développement durable, c'est pas acheter du thé bio à Carrefour, et porter son linge au pressing écolo-qui-lave-à-l'eau. C'est d'abord enseigner à ses enfants à remplacer les pronoms possessifs par des indéfinis.

lundi 28 octobre 2013

Arlette regarde ses bébés dormir

Après une semaine de vacances en compagnie de son alter-ego, Monsieur Ferdinand, mon Bambin a eu du mal à s'endormir hier soir. Il a donc déménagé chez son frère, et au matin, voici ce qui me fait fondre.
Mes bébés dans un grand lit. Le troisième, l'Absent, dans nos coeurs.
Mon tableau de famille. Amputée.


dimanche 20 octobre 2013

Arlette regarde son fils bosser

Je le vois peu. Il part tôt, rentre tard. Il aimerait que je lui offre l'internat. Pour travailler plus, et profiter de la dynamique de groupe. Hélas...
Il était premier de sa sup' l'an passé. Cette année, c'est plus dur. Il a choisi MP. Une filière d'excellence. Pas facile. 7 à la maison, une semaine sur deux, pas facile de se mettre dans l'ambiance de travail, quand d'autres n'ont strictement rien à faire.
Aujourd'hui, il a fait son programme de travail des vacances. 8h-22h.
J'ai pris un bouquin, et je suis venue m'installer près de lui, en silence, sur son lit. Je regarde son dos penché sur ses cours. Je sais que c'est dur. De s'y mettre. De tenir.
Je lui demande ce qu'il fait. Des développements limités. Des termes qui me rappellent vaguement des souvenirs. C'est avec son papa qu'il devrait partager ces choses-là...
Alors, je me contente d'être là. En espérant naïvement que ma présence silencieuse suffira à lui donner courage.

Arlette frissonne à la fête de la courge

Ipomées, cosmos, anthémis en pleine explosion de couleur, et pourtant, l'automne s'installe. Un journée au ciel un peu nuageux, l'absence de vent, cette douceur de l'air ambiant, dont on ne saurait dire la température, tant il enveloppe sans se faire remarquer. Les fraises qui mûrissent moins vite. Les oliviers, lourds de fruits. Un peu de buée sur les vitres de la voiture au petit matin...
Et pourtant, on n'a pas encore "rallumé le chauffage". Le thermomètre affiche 21 dans la maison. Mais une espèce de torpeur nous envahit et nous fait nous enrouler dans une étole.
Avec mélancolie.

samedi 19 octobre 2013

Arlette s'update

Premier jour des vacances, petit dej après la bataille. Sur fond de bétonnière et d'enfants qui jouent au lego. J'en profite pour me refaire un vernis. Dans le telerama du 7 septembre, je trouve à peu près tout ce quIl faut savoir pour tenir jusqu'à Noël. On est en province, n'oublions pas...
Un nouveau Woody Allen, un nouveau Cohen, perspectives réjouissantes, et surtout, un Katerine fraîchement sorti.
Difficile à écouter en voiture avec les enfants...
Quoique...

vendredi 18 octobre 2013

Arlette et sa boîte aux lettres

Dans mon ancienne vie, ma vie malouine, la boîte aux lettres était une fente dans la porte d'entrée. On entendait un gros clac-clac, suivi d'une chute de papiers. Il ne restait qu'à ramasser le butin sur le paillasson.
Dans ma nouvelle vie, la boîte aux lettres, c'est un but de promenade, ou une station sur le retour de quelque part. C'est Bambin le plus acharné à relever le courrier. Depuis quelques temps, la boîte aux lettres et moi ne vivons plus de grande histoire d'amour.
Ce soir, il s'est précipité.
Un colis de sa grand-mère. Sourire jusqu'aux oreilles. Et cette petite phrase en reconnaissant l'écriture: "c'est grand-mère, elle m'envoie des douceurs..." (du saucisson et du fromage. Chez nous, le doux n'est pas forcément académique).

Arlette et son homme amoureux

Il m'agrippe, il me serre, il me respire profondément, il ferme les yeux, laisse errer ses mains, me chuchote "ma femme, mon amoureuse", se love au creux de moi et je n'ose plus esquisser un geste. Il profite de ce que j'ai les mains occupées. Me sussure à l'oreille que j'ai de la chance -ou pas!- que les enfants soient dans la pièce à côté. Je pense à tout ce qui encombre l'îlot et qu'il faudrait ramasser. Les poireaux débités en julienne, le saladier de pâte à crêpe qui repose...
On soupire, on sourit, complices. Connivence et connexion parfaites.
6 ans.
6 ans, et toujours la même magie. Intacte.

Alors, au bout de 6 ans, j'ai osé poser LA question. Parce qu'un homme "qui a eu une vie avant", on sait pas si il est "comme il est" avec tout le monde, un genre d'habitude dont on serait l'heureuse bénéficiaire du moment, ou si "il est comme il est", parce que c'est une alchimie spéciale entre vous et lui.

J'ai adoré sa réponse.

Et je suis certaine que vous adorez l'idée du saladier de pâte à crêpe à éponger.

Arlette se souhaite de bonnes vacances d'automne


Arlette et l'ouverture de la chasse

A peu près à l'endroit de la couleuvre écrasée du printemps dernier, après les sangliers dans le spa du voisin, ce soir, les faisans débarquent au village. Emerveillement du Bambin au retour de l'école.

Deux mâles pour une fille, l'imparité règne aussi chez les volatiles. Ou bien, c'est vendredi soir, soir de drague.

Arlette allume son homme

Il a dit "je rentre bosser à la maison cet aprem".
Vite, changer de sous-vêtements.
Enfiler un jean moulant, des talons.
Trouver un prétexte pour aller-venir tout l'après-midi sous son nez.
Des crêpes.
Je vais faire des crêpes.