Une image, une lumière, une douceur particulières. Un rayon entrevu, une odeur, la fugacité d'un instant, un pas qui résonne, une chaleur enveloppante. Déclencheurs de l'envie de partager avec des mots cet indescriptible? Des souvenirs qui affluent, des associations d'idées, des sauts du coq à l'âne. Pourquoi à certains moments, est-on assailli de la sorte, avec cette urgence et ce besoin irrépressible de dire?
Ce matin. La ville de Grasse dans le soleil levant, aperçue dans la trouée d'un virage. Il a dit "Oh! maman!" J'ai attendu la suite, espérant secrètement. Et il a poursuivi "tu as vu comme c'est magnifique?" Jubilation.
Depuis plusieurs années que je fais ces trajets, je partage tout haut avec les enfants que je convoie, les trésors que nous offre les paysages entrevus. Histoire de compenser la difficulté d'être déjà sur la route à 7h20. Lambeaux de brumes en suspension dans une vallée, lever de soleil rouge sur la mer, etc. Au mieux, j'obtiens un grommellement qui signifie "on n'en a rien à f...".
Mais avec Bambin, tout est différent. Cette spontanéité à s'extasier sur la nature, c'est moi, ses grands-parents, qui lui avons transmise.
Il est heureux.
mardi 8 octobre 2013
lundi 7 octobre 2013
Arlette se balance sous un oranger
dimanche 6 octobre 2013
Arlette lit Nice Matin
Par la force des choses. Chaque épluchage de légumes est l'occasion unique de prendre des nouvelles de la région.
Je découvre des faits divers que je ne soupçonnais pas. On ne meurt pas que de vieillesse, dans les alpes maritimes. Et si je compte le nombre de crimes, accidents, morts suspectes, je ne comprends pas que ça ne mérite pas les honneurs d'un JT. Sur le département, en un mois, on doit bien atteindre le bilan d'un caillassage dans la bande de Gaza, ou d'un autre truc dont les journalistes de télévision se gargarisent avec des mines de circonstance et ce ton insupportable et onctueux, qu'ils ont décidé d'adopter pour nous donner envie de zapper.
Par bonheur, je ne suis que très rarement exposée au JT.
Mais j'épluche souvent des carottes. Des patates. Et des concombres.
Je découvre des faits divers que je ne soupçonnais pas. On ne meurt pas que de vieillesse, dans les alpes maritimes. Et si je compte le nombre de crimes, accidents, morts suspectes, je ne comprends pas que ça ne mérite pas les honneurs d'un JT. Sur le département, en un mois, on doit bien atteindre le bilan d'un caillassage dans la bande de Gaza, ou d'un autre truc dont les journalistes de télévision se gargarisent avec des mines de circonstance et ce ton insupportable et onctueux, qu'ils ont décidé d'adopter pour nous donner envie de zapper.
Par bonheur, je ne suis que très rarement exposée au JT.
Mais j'épluche souvent des carottes. Des patates. Et des concombres.
Activité de fin de dimanche
Une activité que Philippe Delerm n' pas listée dans les petites nostalgie du dimanche soir, ou assimilé à l'écossage des petits pois: le tri des chaussettes. Et pourtant, pour gagner du temps le matin, c'est un investissement utile.
Arlette et la nostalgie de la Toussaint
Les calendriers de l'avent ont débarqué dans certains supermarchés, et à la jardinerie NOVA d'Opio, les chrysanthèmes forment une haie d'honneur, dans des couleurs dont l'harmonie peut être contestée par l'amoureuse de blanc-olive-argent que je suis.
Les chrysanthèmes de Toussaint, c'est tout un programme. J'entends encore les conversations que je surprenais, petite fille, à cette époque de l'année chez ma grand-mère. Boutures, forçage, gelées précoces...la production de chrysanthème maison était un sport de compétition. Chacun surveillant son voisin, dosant les engrais, repiquant à différents stades, dates, le tout pour pouvoir, le jour J, exhiber les plus beaux spécimens de sa production, à bonne maturité.
Inquiétudes face à la météo. Pourvu que ça ne fleurisse pas en avance! Mise sous abri en cas de...Espionnage, délation, tout était bon pour gagner la compète.
Nostalgie d'enfance...
Les chrysanthèmes de Toussaint, c'est tout un programme. J'entends encore les conversations que je surprenais, petite fille, à cette époque de l'année chez ma grand-mère. Boutures, forçage, gelées précoces...la production de chrysanthème maison était un sport de compétition. Chacun surveillant son voisin, dosant les engrais, repiquant à différents stades, dates, le tout pour pouvoir, le jour J, exhiber les plus beaux spécimens de sa production, à bonne maturité.
Inquiétudes face à la météo. Pourvu que ça ne fleurisse pas en avance! Mise sous abri en cas de...Espionnage, délation, tout était bon pour gagner la compète.
Nostalgie d'enfance...
Arlette à la jardinerie
On peut trouver ça beau. Ou moche. On peut décider de l'installer au bord de sa piscine. Ou pas.
Mais on peut aussi se dire qu'avec 741€75, on peut financer quelque chose de tout à fait différent...
Mais on peut aussi se dire qu'avec 741€75, on peut financer quelque chose de tout à fait différent...
Arlette fait des mesures
C'est au détour d'un formulaire à remplir, qu'on se penche sur les mesures. Et qu'on se souvient du temps où l'on faisait consciencieusement la pesée quotidienne, pour remplir la courbe du carnet de santé, et constater de visu, combien il poussait dans la norme.
9 ans plus tard, il faut coller le bambin au mur, sortir le mètre de maçon, et le faire grimper sur la balance...
Parce que ces chiffres-là ne nous intéressent plus.
9 ans plus tard, il faut coller le bambin au mur, sortir le mètre de maçon, et le faire grimper sur la balance...
Parce que ces chiffres-là ne nous intéressent plus.
Arlette regarde un film de SF
Le 4ème.
Le premier, Phenomena. J'avais 16-17 ans. Une sortie ciné à la ville avec des copines avant un concert à l'abbaye de Vaucelles. Une nullité. L'histoire de la fille qui parlait avec les mouches.
Le second: Terminator je-sais-plus-combien, en 90 à Martigues. Avec mon -aujourd'hui- ex-mari et une copine, celle avec qui j'allais au Renoir, en bas de la coté HLM, voir des films Art & Essai en VO, parce que du coup, on était certaines de ne pas être seule dans la salle. La cité HLM à Martigues, ça craint, pour une blonde seule, le soir. On a tellement ri qu'on a failli se faire virer de la salle.
Le 3ème: Matrix, avec mon homme. C'était un genre d'initiation. M'a virée à la moitié, parce que je posais trop de questions.
Enfin, Les derniers jours du monde. J'ai adoré. Déjà, la distribution. Sergi Lopez, Catherine Frot, Mathieu Amalric, bref, manquait juste Kristin Scott Thomas et Daroussin pour que je sois aux anges...
Troublant, bizarre, mais esthétique. Des couleurs de Biarritz magnifiques, qui donneraient presque envie d'aller en vacances là-bas.
Il y a aussi cet être androgyne bizarre, dont on se rend compte que c'est une fille, et qui aimante le regard, comme un genre de drag-queen nue.
A revoir.
Déconseillé au jeune public, cependant. Beaucoup de sexes. A l'air libre.
Le premier, Phenomena. J'avais 16-17 ans. Une sortie ciné à la ville avec des copines avant un concert à l'abbaye de Vaucelles. Une nullité. L'histoire de la fille qui parlait avec les mouches.
Le second: Terminator je-sais-plus-combien, en 90 à Martigues. Avec mon -aujourd'hui- ex-mari et une copine, celle avec qui j'allais au Renoir, en bas de la coté HLM, voir des films Art & Essai en VO, parce que du coup, on était certaines de ne pas être seule dans la salle. La cité HLM à Martigues, ça craint, pour une blonde seule, le soir. On a tellement ri qu'on a failli se faire virer de la salle.
Le 3ème: Matrix, avec mon homme. C'était un genre d'initiation. M'a virée à la moitié, parce que je posais trop de questions.
Enfin, Les derniers jours du monde. J'ai adoré. Déjà, la distribution. Sergi Lopez, Catherine Frot, Mathieu Amalric, bref, manquait juste Kristin Scott Thomas et Daroussin pour que je sois aux anges...
Troublant, bizarre, mais esthétique. Des couleurs de Biarritz magnifiques, qui donneraient presque envie d'aller en vacances là-bas.
Il y a aussi cet être androgyne bizarre, dont on se rend compte que c'est une fille, et qui aimante le regard, comme un genre de drag-queen nue.
A revoir.
Déconseillé au jeune public, cependant. Beaucoup de sexes. A l'air libre.
samedi 5 octobre 2013
Arlette retrouve le chemin de la bibliothèque
Symbiose bambinesque, j'ai investi ce roman de la célèbre maman de Harry Potter. Je dois confesser que j'ai abandonné la lecture des aventures du petit sorcier à la fin du tome 4, quand l'histoire prenait un tour sciencefictionnesque auquel je n'entravais plus grand-chose.
" une place à prendre" m'a tenu en haleine. Cette histoire a un petit côté série américaine qui se passerait dans une petite communauté coincée autour de quelques notables rassemblés en conseil paroissial, avec une grosse chaîne pour siéger et un petit marteau. Gilmore girls en bouquin.
Une petite fille m'avait dit " ma maman a trouvé qu'il y avait beaucoup de personnages" et c'est vrai que le début a des allures de rentrée des classes à Poudlard quand on y débarque pour la première fois.
Et puis, on finit par s'y retrouver.
Des ados et des adultes. En nombre equivalent. Parce que c'est pas facile de se détacher de l'univers de Harry et ses potes.
lundi 30 septembre 2013
Harry Potter, la passion du moment
Tout a commencé un soir d'été au mois d'Août. Un moustique nous empêchait de dormir dans le dortoir, là haut, à la montagne.
Alors, plutôt que le comptage de moutons, j'ai jeté un regard sur l'étagère, aperçu le boxed-set de Gauthier, et proposé à Bambin de commencer Harry Potter à l'école des sorciers.
Aujourd'hui, il est en bonne voie de terminer le tome 4.
Il rêve de légos Harry Potter, construit des voies 9 3/4 et me raconte inlassablement les blagues des pensionnaires de Poudlard.
Il n'y a que les positions de lecture qui parfois...
Alors, plutôt que le comptage de moutons, j'ai jeté un regard sur l'étagère, aperçu le boxed-set de Gauthier, et proposé à Bambin de commencer Harry Potter à l'école des sorciers.
Aujourd'hui, il est en bonne voie de terminer le tome 4.
Il rêve de légos Harry Potter, construit des voies 9 3/4 et me raconte inlassablement les blagues des pensionnaires de Poudlard.
Il n'y a que les positions de lecture qui parfois...
Arlette à Valbonne
dimanche 29 septembre 2013
Arlette fait son pain
Un jour, on fait une prise de sang. Et puis, on reçoit une grille avec des cases coloriees. Et tout change...
mardi 17 septembre 2013
jeudi 18 juillet 2013
vendredi 5 juillet 2013
dimanche 16 juin 2013
jeudi 13 juin 2013
lundi 27 mai 2013
Arlette et ses nouvelles tropéziennes
Ce fut un déchirement de déposer mes Rondini argent à la poubelle. Trouées, déchirées, elles étaient devenues "dangereuses".
Ce dimanche, au Vide-grenier de Valbonne (côte d'azur), j'ai déniché ces merveilles. Pour 1€, des tropéziennes d'une qualité remarquable (rien à voir avec les imitations plastifiées dont les lanières se posent mal), une semelle de cuir épaisse, pile ma pointure, bref, le BONHEUR.
Quelqu'un connait la marque gravée à l'intérieur? T . P Très Personnel...
Ce dimanche, au Vide-grenier de Valbonne (côte d'azur), j'ai déniché ces merveilles. Pour 1€, des tropéziennes d'une qualité remarquable (rien à voir avec les imitations plastifiées dont les lanières se posent mal), une semelle de cuir épaisse, pile ma pointure, bref, le BONHEUR.
Quelqu'un connait la marque gravée à l'intérieur? T . P Très Personnel...
Arlette, ses fils, sa fête.
Depuis vendredi soir, il prenait des airs mystérieux et chuchotait à l'oreille de la grand-mère présente à la maison, en petit conspirateur. Il aurait aussi voulu accélérer le temps...Il a donné ses consignes samedi soir "demain matin, tu ne viens pas me réveiller avec un câlin".
Dimanche matin, grattouillis de guitare sur le canapé devant la porte de ma chambre. Il était là, dans le soleil du matin, tout blond et bleu. Le plus merveilleux des cadeaux pour une maman à qui on a enlevé son enfant aussi longtemps. Quelques heures plus tard, le Grand est rentré de sa rando nocturne (les allumés de la pleine lune à St Cézaire), et un bouquet vert et blanc, d'une délicatesse adorable est apparu comme par magie.
Et contrairement à l'an passé, mon Second, l'Absent, ne m'a pas appelé au téléphone pour m'insulter. On fête aujourd'hui nos "1 an". 1 an sans le voir, l'entendre ou le lire. Puisse cet anniversaire t'apporter autant de joie qu'il me procure de douleur, mon chéri!
2013, un bon crû.
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